Méditations sur 1Timothée 4:8 — #1

Bien que j’aborde aujourd’hui un autre sujet, je n’abandonne pas celui de la certitude du salut que je reprendrai très rapidement. La raison pour laquelle je me permets ce petit écart, c’est que l’importance de ce que je veux partager aujourd’hui vient de m’être rappelée par plusieurs frères et soeurs qui ont mentionné ces choses au passage.

De la même façon que pour rester en forme, physiquement et intellectuellement, je dois veiller à plusieurs facteurs : exercice, nourriture, réflexion etc. je dois également prendre garde à la santé de ma relation avec Dieu. Paul disait : 1 Timothée 4 : » 8 Exerce-toi à la piété ; car l’exercice corporel est utile à peu de choses, tandis que la piété est utile à tout, elle a la promesse de la vie présente et de la vie à venir.  » Or je suis navré de voir des frères et des soeurs que j’aime trainer leur vie avec Christ comme un boulet. On entend des réflexions comme : ‘la vie chrétienne est épuisante. Il faut lutter constamment, pourvu qu’on tienne bon’ (etc.)

En fait, il n’est pas étonnant que Jésus ait parlé de la vie chrétienne comme du mariage (la fiancée de Christ), parce que la marche de beaucoup d’entre-nous ressemble fort à la vie de certains vieux couples, qui restent ensemble ‘parce qu’ils sont mariés’, mais dont la flamme s’est quand même beaucoup refroidie.

A ceci, je voudrais faire quelques remarques et partager une recette que j’ai trouvée depuis plusieurs années et qui transforme l’insipide en Bocuse.

 

1° Une vie spirituelle négligée ressemble à une vie physique négligée.

Celui qui ne se lave pas, pue ! Celui qui ne fait pas d’exercice s’avachit ! Se lever le matin. Parcourir sa Bible, faire une prière rapide avant de ‘passer aux choses sérieuses’ c’est à dire aux soucis et problèmes de la journée, c’est l’équivalent de se brosser les dents à la va-vite, remettre le slip sale et la vieille chemise de la veille, avaler une tartine et nouer sa cravate dans l’ascenseur. Bonjour la journée.

Ou bien, dans le mariage, c’est le mari mal rasé qui regarde sa femme en bigoudis. Ce sont les onomatopées, les rides creusée par les soucis, les épaules voûtées par le poids et la fadeur de la vie. On est marié parce qu’on a dit ‘Oui’ devant monsieur le maire mais comme disait Nougaro dans une de ses premières chansons : ‘L’amour, ton bel amour, il ne vaut pas bien cher contre un calendrier’.

2° Spirituellement parlant, c’est fou l’allure à laquelle le couple ‘croyant — Jésus’ vieillit.

1 mois, 2 mois, 1 an, 2 ans et déjà les premières rides apparaissent. Personne n’y échappe. Pourquoi ? Parce que la passion du début s’estompe si on ne la nourrit pas. C’est tout simple. En fait elle s’estompe parce que des maîtresses spirituelles volent notre amour. Trop fort comme image ? Que nenni messire, c’est exactement ce qui se passe. Jacques lui-même le dit : Jacques 4 : «  4 Adultères ! Ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu.  »

De quelles maîtresses parles-tu, me direz-vous ? Je parle des éléments légitimes de notre vie qui soudain s’assoient sur le siège réservé à Dieu et nous dérobent son amour. Par exemple notre survie financière que nous cessons d’inféoder à celui qui la tient entre ses mains. Notre santé, nos enfants, nos loisirs, nos objets, notre look, bref les milliers de choses qui subitement commencent à dessiner des cernes sur le visage de celui que nous aimons, à le rendre moins désirable, moins merveilleux . Comme si ce Dieu qui nous aime, tout à coup nous aimait moins ; comme si ce Dieu qui nous connaît si intimement, tout à coup perdait son intimité ; comme si ce Dieu si fort, tout d’un coup ne pouvait plus porter le moindre de nos fardeaux ; comme si ce Dieu avec qui nous parlions si abondamment, tout d’un coup n’entendait plus ; comme si, à l’instar de tous les incroyants autour de nous, nous étions seuls sur cette terre à nous dépatouiller et que Dieu ne soit plus qu’un élément, même important, de notre vie.