Lorsque Dieu choisit les choses folles de ce mondes pour confondre les sages...

 

Décidément, Jésus ne fait rien comme les autres. Lui, dont la seule présence à Jérusalem déstabilisait la quiétude des lieux, n’a rien fait pour devenir grand et populaire. C’est par milliers qu’on se déplaçait pour l’entendre prêcher la Parole de Dieu. De plus, il n’y avait pas que les gens de la petite société, mais aussi les grands, les princes et les autorités en place; tous voulaient lui parler, ou plutôt, l’entendre parler. Mais qu’avait-il à dire?

 

Une approche différente?

 

En matière de diplomatie, Jésus n’a pas excellé. J’entend par diplomatie la tendance politique à se faire des amis parmi les gens d’influence dans une société. Non, Jésus n’a pas tenté de convaincre les grands de la viabilité de son œuvre; il n’a pas non plus cherché d’appuis politiques, ni même à se rallier les libres penseurs et artistes de tout acabit. Curieux, non? Dans toute stratégie de mise en marché d’une bonne idée, il faut normalement attirer l’attention des plus influents si on veut espérer un peu de succès. En lisant le texte suivant, nous comprendrons mieux pourquoi il en fut ainsi.

 

La sagesse selon Dieu

 

"Considérez, frères, comment vous avez été appelés: il n’y a parmi vous ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes; Dieu a choisi les choses viles du monde, celles qu’on méprise, celles qui ne sont pas, pour réduire à rien celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu." 1 Corinthiens 1:26-29.

 

La crainte de l’Éternel

 

De tout temps, la sagesse humaine a cherché à donner son propre point de vue sur les choses de ce monde. Jusque-là, pas de problème parce que la raison de l’homme est aussi un moyen de discernement que Dieu lui a donné pour se diriger dans la vie. La Bible, contrairement à ce que bien des gens pensent, n’a pas de problème avec la science lorsqu’il s’agit de la faculté de chercher, de comprendre et d’anticiper les phénomènes de la nature. Mais cependant, elle considère comme un égarement toute conclusion qui écarte Dieu comme élément de départ de toute chose. "La crainte de l’Éternel est le commencement de la science". Proverbe 1:7.

 

Le sage de ce monde

 

Notre société est caractérisée par la mise en place d’un système de sagesse qui a exclu Dieu comme origine de toute science. Aujourd’hui, pour être un homme de science, il faut d’abord se dissocier de toute croyance métaphysique. On aime opposer Dieu et science comme si les deux s’excluaient automatiquement. C’est ce que la Parole de Dieu appelle la sagesse du monde; c’est-à-dire, une sagesse sans Dieu. Rassurons-nous, le texte cité plus haut nous apprend que Dieu savait que les choses en viendraient là. Mieux encore, c’est pour cette raison qu’Il a décidé de se glorifier en se servant d’hommes et de femmes bien ordinaires pour "confondre les sages". C’est ce que l’apôtre Paul appelle la "folie de Dieu".

 

C’était prévu dans le plan

 

Dès le départ, Jésus savait que les grands et les sages de ce monde rejetteraient son œuvre. Il n’a donc pas perdu de temps avec eux et s’est orienté davantage vers les méprisés et ceux à qui on accorde peu d’importance. Lisez attentivement le texte suivant: "En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que tu les as révélées aux enfants." Matthieu 11:25.

 

Merci et à la semaine prochaine !

 

Réal Gaudreault, pasteur de l’Assemblée Chrétienne La Bible Parle Saguenay