Le danger spirituel des pratiques orientales

En Europe nous avons pris un plus grand contact avec les cultures orientales après l’introduction de sports et pratiques comme les arts martiaux, le yoga, Taï Chi…. Si ces disciplines « sportives » sont un peu plus connues, il n’en est pas de même pour les pratiques et « engagements » spirituels qui y sont liés. Il est important en tant que Chrétien de savoir à quoi nous avons à faire avec ces pratiques, il est regrettable de « condamner » des pratiques sans vraiment savoir pourquoi.

Discipline physique ou spirituelle ?

Tous les arts martiaux viennent d’Asie, une région où la religion fait partie intégrante de la vie quotidienne. Les arts martiaux ont pris leurs origines en Chine fondés par des communautés monastiques d’influence bouddhiste. Le Yoga est issue de l’indouisme et a donné par la suite, en s’orientant vers le bouddhisme, le Zen.

Il est clair, qu’à la base, ces arts étaient conçues pour des besoins réelles diverses : se défendre des pillards, s’assouplir et détendre les muscles après être dans des positions statiques ou après un travail physique harassant…. Mais, comme la religion fait partie intégrante du mode de vie en opposition à la culture européenne, les pratiquants ont intégrés des préceptes traditionnels et religieux au cœur de ces disciplines. C’est une des raisons pour lesquels on dissocie très difficilement le physique du spirituel dans ces pratiques. La présentation qui en est faite se résume souvent à la pratique corporelle mais omet de présenter la pratique spirituel intégré dans celle-ci.

….Le soaking reprend ce qu’on appelle le yoga nidra…

Le cas du Yoga :

Le yoga se compose en deux parties : une partie où l’on exécute des mouvements d’étirements et respiratoires et une deuxième partie qui est spirituelle, elle se désigne comme "un éveil". Le yoga se fonde profondément dans l’indouisme et défini ces techniques en grande partie au travers des préceptes religieux. Par exemple Le maître yogi indique « aux disciples » le mantra à répéter durant la phase de « relaxation ». Ce n’est ni plus ni moins qu’une phase d’incantation aux pouvoirs spirituelles. Autre exemple les positions des mains ne sont pas non plus anodines, elles définissent des rituels Brahmaniques bien spécifiques.

On passe d’une phase de concentration à une phase de méditation transcendantale qui implique que son esprit sorte du corps, un précepte qui est n’est pas biblique. Le soaking, un concept introduit dans l'église, par exemple, reprend à tort ce qu’on appelle le yoga nidra. Yoga-nidra signifie “sommeil yogique”. On peut le considérer comme une variante de l’état de transe des chamans. La plupart de ces techniques ont pour vocation l’union entre les participants et les dieux de l’hindouisme.

Cette première phase de concentration n’est pas néfaste en elle-même, on l’appelle à tort concentration sur le vide car il s’agit de se concentrer sur la position de son corps et sur sa respiration. On focalise sa pensée sur ces points par conséquent on ne se vide pas totalement de pensées. Le problème vient du fait que cette « première phase » est utilisée à de mauvaises fins, à des fins spirituelles hors de la volonté de Dieu et dangereuses. L’état « médical » de la première phase affaiblit le sujet au niveau mental le plongeant dans un état de « semi conscience » et le rend vulnérable aux suggestions, à la manipulation, à l’hypnose et aux forces spirituelles n’appartenant pas à Dieu.

(Pour savoir ce qu’est le soaking je vous invite à regarder ce lien : http://www.blogdei.com/index.php/2007/05/31/1963-le-soaking-discipline-spirituelle-ou-mysticisme-oriental-par-berit-kjos

Et à en voir les applications :
http://youtube.com/watch?v=NFge6Zo1Xeo)

…enracinés dans le bouddhisme et le shintoïsme…

Le cas des arts martiaux :

Les arts martiaux sont enracinés dans le bouddhisme et le shintoïsme. Ils sont codifiés par des des exercices et « rituels » (ou « salut ») obligatoires. Certaines personnes dont des enseignant disent que ces rituels n’ont aucune connotation religieuse car annoncé comme une tradition et une marque de respect. Ce qui est en partie vrai mais c’est oublié que les traditions employées sont imprégnées d’une tradition religieuse comme le salut, tourné vers le « Kamiza », adressé aux maîtres de la disciplines décédées, quand on rentre sur le dojo (historiquement le dojo était la salle du temple religieux.). Le culte des ancêtres est toujours présent dans les cérémoniaux. Au japon il n’est pas rare de saluer des autels dédiés aux dieux dans les dojos « classiques ». Des Japonais que j’ai rencontrés indiquent que le salut au moment de rentrer sur le dojo est une marque de respects aux esprits qui protègent le dojo.

Le Bushido et les arts martiaux en général présente une séduction très forte pour les chrétiens car « ces philosophies de vie» affichent beaucoup de valeurs communes et proche de celle du christianisme mais les finalités et l’aboutissement de ces philosophies sont à l’opposé des enseignements de Dieu. Le salut et la quête de la perfection se fait par soi-même, on devient son propre guide, son propre dieu. Le bushido demandait le respect aux dieux bouddhistes. On acquiert des techniques qui donnent une maîtrise physique et qui renforce l’impression que l’on peut approcher de la « perfection », une illusion dans laquelle on peut se retrouver piégée. On pourrait faire une longue liste pour énumérer les pratiques religieuses « masquées » dans les arts martiaux…

Beaucoup de pratiquants se dégagent de cet aspect en disant : « je ne prends que ce qui m’intéresse. ». Mais en réalité quand on fait partie d’un club, on est moralement obligé d’adhérer aux valeurs qu’il représente. Une fois dans un groupe il est difficile de faire un tri entre ce que l’on veut faire et ne pas faire. En général on vous demande de vous plier aux traditions et aux règles de « l’art ». Rejeter un des principes vous attirera les mauvais regards et vous serez à terme obligé de partir. Le plus dangereux dans tout cela c’est que la pratique d’art occulte est complémentaire voir le but rechercher comme dans le Yoga. Dans les arts martiaux, il n’était pas rare que les guerriers japonais faisaient appellent à des divinités pour qu’elles leur confèrent leur puissance dans le combat et leurs inculquent des techniques secrètes (ex : « les tengus »).

Ayant eu un "long" contact avec ces pratiques j’ai pu voir les dangers du manque de discernement. Il m’a fallut du temps pour comprendre jusqu’où peuvent aller leurs implications dans le domaine spirituel et Dieu m’a montrer pourquoi je devais prendre mes distances. Si vous êtes pratiquant d’un art martial je vous invite à réfléchir à votre engagement vis-à-vis de Dieu et à regarder ce que vous êtes venu chercher dans les arts martiaux. Posez-vous des questions : qu’elle en est la finalité ? Quels sont les origines de tout ce qui n’apparaît pas comme un exercice physique nécessaire et qui est présenté comme une tradition ?


 

A voir aussi le yoga à la lumière de l'Evangile.

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