Timothée, Serviteur de Dieu

C’est avec joie, chers frères et sœurs  que je reviens vers vous, par le biais de notre site, pour qu’ensemble nous puissions rendre gloire à notre Dieu, entre autres, pour avoir choisi ces héros de la foi ; des hommes dont les noms sont classés dans le monde évangélique comme des monuments historiques.

Des hommes et des femmes qui ont donné réellement leur vie à Dieu, en obéissant scrupuleusement à sa parole.

Ils ont pu atteindre une telle maturité dans l’évangile, qu’un d’eux ait pu dire :

«Si aujourd’hui je vis, ce n’est plus moi qui vis mais c’est Le Christ (Jésus) qui vit en moi»  (Gal 2 :20.)

 

Nous vivons une époque où presque tout est faux, à commencer par les « responsables »

1) Faux pasteurs, faux évangélistes, faux  prophètes, faux enseignants…, ils n’ont pour intérêts que leur ventre. C’est ce que j’appelle le sacerdoce des malfaiteurs déguisés.

 

2) Nous avons aussi les membres directifs ou les collaborateurs du pasteur, des gens sans aucune valeur spirituelle

Sans aucune connaissance biblique, sans aucune notion d’éducation, mais à cause d’une certaine amitié se voient

Confier la vie spirituelle du peuple de Dieu.

Ils sont souvent choisis pour appuyer toutes les bêtises de leur pasteur, dont la vie spirituelle est en désaccord

Le plus total avec la Parole de notre Sauveur Jésus-Christ.

 

3) Et comment ne pas parler des membres qui disent accepter Jésus-Christ pour Maître et sauveur, pourtant ils

Ne font que le contraire de ce qu’attend Le Maître.

Une vie d’impiété

Ils vont à l’église non pour devenir meilleurs mais pires

Ils ne font que critiquer les autres,  colporter les rumeurs, calomnier les frères et sœurs.

Répéter aux autres ce que la bible dit, sans jamais se laisser lavés par la Parole de Dieu.

Ils sont souvent réguliers à l’église non pour adorer mais s’occuper des affaires des autres.

Ils donnent des claques aux autres, mais qu’on ne les touche pas, même avec le petit doigt.

Les affaires de Dieu passent après ses affaires personnelles, mais il exhorte les autres à faire ce qu’il ne fait pas.

Il a le droit de s’absenter, mais quand quelqu’un d’autre s’absente, il lui demande s’il a chuté .

Il a une forte présomption de lui-même, il se croit plus important que tous les autres.

Il se croit en permanence, et lui seul en présence de Dieu.

Il vit dans l’illusion, il se croit entendu de Dieu, il déclare ce qui arrivera sans qu’il n’arrive.

Mais qu’on se rassure, notre Dieu l’avait prédit donc c’est normal.

 

Mais comment tenir en ces temps de la fin.

En étudiant la Parole de Dieu (la bible), nous réalisons qu’Il a pensé à tout et pour toutes les époques ; Connaissant nos faiblesses, et sachant que nous aurons besoin de modèles à notre dimension pour nous stimuler

Pour nous encourager ; Dans sa sagesse, Il en a prévus et nous en a donnés tout un panel.

 

Celui que je choisis, comme modèle, pour notre étude de ce jour se nomme Timothée.

Qui est-il ?   Sa famille ?   Son éducation ?  Sa relation avec son père spirituel ?    Et sa mort ?

 

Timothée serviteur du Dieu vivant.

-Timothée était disciple et collaborateur de l’apôtre Paul,

-Destinataire de deux des trois épîtres souvent appelées «pastorales» de Paul, lesquelles portent d’ailleurs son nom.

Qui était-il ?

Il est fils d’un père Grec païen et d’une juive, il habitait la ville de Lystres en Lycaonie ;

Son nom (Timothée) en grec Tinê=honneur, Theos=Dieu ; en résumé son nom veut dire «Honneur à Dieu  

*Les actes des apôtres font mention de lui pour la première fois à propos du deuxième voyage missionnaire de Paul

En des termes qui prouvent qu’il était déjà devenu chrétien, ainsi que sa mère. (Actes 16)

 

Sa conversion, œuvre du grand apôtre, qui l’appelle son «enfant bien-aimé et fidèle dans Le Seigneur».                                          

  (1 Cor 4 :17)

L’apôtre l’appelle aussi : son «véritable enfant dans la foi »  (1 Timothée 1 :2)

La conversion de Timothée doit dater de la première mission à Lystres et dans les villes voisines  (Actes 14) ;

Mission marquée par des incidents bien propres à frapper un jeune esprit. (2 Timothée 3 : 10)       

Son éducation

*Il semblerait qu’à la conversion du jeune Timothée son père était déjà mort, et son nom nous est inconnu.

En revanche, nous savons que sa mère était juive s’appelait Eunice, et sa grand-mère maternelle (juive) s’appelait

Elle, Loïs. (2 Tim 1 :15)

Ces deux noms grecs, comme celui de Timothée ne doivent pas donner à penser que le futur compagnon de

Paul eût pour mère une prosélyte plutôt qu’une juive de race, car beaucoup de juifs, en pays helléniques, portaient des noms grecs.

 

*Dans le texte où Eunice et Loïs sont nommées, L’apôtre Paul, louant la foi sérieuse et sincère de son

Correspondant, lui rappelle que cette foi a d’abord été celle de son aïeule et de sa mère.

Il semble ainsi qu’elles aient devancé Timothée  dans la profession de l’évangile.

Selon une interprétation du même passage, la foi chrétienne du jeune homme serait présentée comme continuant la piété juive de son ascendance maternelle, cette piété étant fondée, en ce qu’elle avait de meilleur, sur les promesses que Jésus-Christ devait accomplir.  (Rom 9 :4 à 8)

 

*Une chose ressort en tout cas assez clairement de ce que Paul dit plus loin de l’éducation religieuse de Timothée

(2Tim 3 :15)

C’est qu’Eunice, avant sa conversion, était une Israélite attachée à la religion de ses pères ;

On s’est étonné que, fidèle et pratiquante, elle ait pu épouser un païen ; et l’on s’est donné la peine de conjecturer que la foi juive s’était réveillée chez elle après son mariage.

Mais il est toutefois séant de rappeler qu’à l’époque ce genre d’union n’était pas formellement interdit comme le mariage d’un juif avec une païenne. (Esdras 10 :2)

 

Sa relation avec son père spirituel, et sa consécration

Dès son enfance Timothée avait été instruit dans la connaissance exacte des Saintes Lettres, c'est-à-dire de l’A.T mais il n’avait pas été circoncis.

Une fois converti au christianisme, il ne tarda pas à montrer par le service Du Christ les heureuses dispositions dont les chrétiens de Lystres et d’Iconium rendirent témoignage à Paul.  (Actes 16 :2)

Avant de quitter Lystres à la suite de Paul, Timothée fut consacré à sa tâche d’auxiliaire apostolique par L’imposition des mains, qu’il reçut de l’apôtre Paul lui-même et des anciens de la communauté.

 

Des prophéties se firent entendre : l’Esprit ratifiait le choix qui avait été fait de ce jeune homme pour seconder l’apôtre dans son travail.  (1 Tim 1 :8)  (1 Tim 4 :14)   (2 Tim 1 :6)

Dès lors l’histoire de Timothée se lie à celle de Paul.

Avec lui il passe d’asie en macédoine ; nous le voyons à Bérée, où il reste quelque temps avec Silas après le départ de Paul de cette ville. (Actes17 :14)

Mandé par l’apôtre à Athènes, il s’y rend, mais bientôt Paul le renvoie à Macédoine pour porter de sa part un message à l’église de Thessalonique. (1 Thess 3 :18)

Lui et Silas (Silvain) rejoignent ensuite l’apôtre à Corinthe (Actes 18 :15) (1 Thess 3 :6) et le secondent dans la prédication de l’Evangile. (2 Cor 1 :19)

 

La première épître aux Corinthiens nous apprend que Timothée, ayant suivi son maître à Ephèse, dut retourner en Achaïe, chargé par lui d’une mission (1 Cor 4 :17  et 1 Cor 16 :1O)

*Lors de l’envoi de la deuxième épître aux Corinthiens, Timothée est en Macédoine aux côtés de Paul (2 Cor 1 :1) un peu plus tard, il est à Corinthe quand Paul y dicte l’épître aux Romains (Rom 16 :21).

Il fut du voyage qui mène l’apôtre de Corinthe à Jérusalem en passant par la Macédoine et l’asie. (Actes 20 :3)

 

Les suscriptions des épîtres aux Colossiens, à Philémon, aux Philippiens  nous le font voir à Rome auprès de son maître.

D’après un passage de cette dernière, Paul se proposait, si l’issue de son procès était favorable, d’envoyer son Fidèle collaborateur à Philippes avant d’y aller lui-même. (Phil 2 :19)

 

Ce n’est pas pour rien que, dans six de nos épîtres Pauliniennes, le nom de Timothée est honorifiquement associé à celui de l’auteur.

Paul n’avait pas de disciple plus cher que lui.

Agé de quelque vingt ans, on peut le supposer, quand l’apôtre l’attacha à sa personne, il devait être assez avancé

Dans la trentaine lorsque furent écrites les lettres dites pastorales, dont deux sur trois lui furent adressées.

 

Cet âge proche de la maturité n’empêchait pas certaines gens de prétexter sa jeunesse (1 Tim 4 :12) pour battre en brèche l’autorité qu’il tenait de Paul.

Il faut dire que, dévoué et consciencieux, enclin à des austérités dont sa complexion délicate s’accommodait mal (1 Tim 5 :23) Timothée parait avoir eu à lutter contre une timidité qui parait nuire à son prestige. (1 Cor 16 :10 et  2 Tim 1 :6).

Peut-être cette disposition de caractère a-t-elle été pour quelque chose dans le peu de succès de sa mission à Corinthe.

L’apôtre Paul intervient pour l’aider à prendre confiance, afin qu’il soit efficace dans son ministère. Il lui écrivait par exemple :

«Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé et pour laquelle tu as fait  la bonne confession en présence de nombreux témoins »  (1 Tim 6 :12)

La bonne et la belle confession dont il parle : très probablement son baptême devant tous, ce que faisait d’ailleurs tout nouveau chrétien.

Il était bon que Timothée eût présente à l’esprit cette déclaration solennelle, qui l’avait engagé devant l’église et devant Dieu.

Mais si l’apôtre avait à combattre, chez ce bien-aimé disciple, un penchant naturel à la défiance de soi, Il trouvait en lui l’attachement le plus filial, il le savait plus capable qu’aucun autre d’entrer dans l’intimité

De ses préoccupations, de ses joies et de ses peines. «Je n’ai personne comme lui» écrivait l’apôtre Paul aux Philippiens.

 

*Quelques années plus tard Timothée (pasteur de l’église d’Ephèse) a reçu  de l’apôtre Paul, partant pour la Macédoine, l’ordre de rester à son poste, afin de s’opposer à la propagation de certaines doctrines qui jettent le trouble dans les esprits.  (1 Tim 1,  l’épître entière)

 

C’est encore à Ephèse, selon toute probabilité, qu’il recevra la nouvelle lettre où son maître, de nouveau prisonnier à Rome, l’appellera instamment auprès de lui.  (2 Tim 4 : 9 à 21)

L’auteur de l’épître aux Hébreux annonce à ses lecteurs que Timothée vient d’être relâché (Hébreux 13 :23)

 Il avait donc été emprisonné, mais nous ne savons où, ni quand, ni dans quelles circonstances.

 

La fin de sa carrière et sa mort

 

 Sur le reste de sa carrière et sur sa mort, nous n’avons que des renseignements de valeur plus ou moins historique.

Eusèbe fait de lui le premier évêque d’Ephèse, et l’on a supposé qu’à ce titre il devait avoir été le destinataire

De la première des sept lettres de l’Apocalypse. (Apoc 2 :1 à 7) (Lettre adressée à l’église d’Ephèse)

Que l’église d’Ephèse lui ait confié après la mort de Paul, cette charge sédentaire et permanente, c’est possible assurément.

Mais son ministère éphésien, tel qu’il nous est connu par les pastorales, ne peut pas être confondu avec celui

D’un évêque, sa qualité de mandataire de Paul lui donnant la suprématie sur l’épiscopat local. (1 Tim 3 :1)

Un écrit tardif, les actes de Timothée, veut qu’il soit mort martyr sous l’empereur  Nerva.

Comme on célébrait la fête païenne de Catagogies, qui s’accompagnait, selon la coutume, des jeux sanglants, des abominations de tout genre…

Timothée n’a pas oublié les conseils de celui qui fut son maître, son ami, et surtout son père spirituel ;

«Prêche la Parole, insiste en toute occasion, favorable ou non... »  (2 Tim 4 :2)

Fort de ses conseils et face à une telle orgie, Timothée aurait apostrophé la foule en délire, la conjurant de reconnaître le vrai Dieu, et aurait été alors assassiné à coups de pierres et de bâtons.

 

Les chroniques ecclésiastiques notent qu’en 356 ses ossements furent transférés d’Ephèse à Constantinople.                     

                                                                                                             Pasteur Holand Homère