La résurrection de Jésus-Christ constitue le cœur de la foi chrétienne.

 

La plupart des religions du monde sont basées sur des assertions philosophiques. Seulement quatre d’entre elles sont basées sur des personnages historiques (l’Islam: Mahomet, le Bouddhisme: Bouddha, le Judaïsme: Abraham, le Christianisme: Jésus-Christ). Et sur ces quatre religions basées sur des personnages historiques, seul le christianisme affirme que son fondateur est mort et ressuscité.

Le fait de la résurrection est si important qu’un théologien (Théodosus Harnack) a dit: “En ce qui me concerne le christianisme tient ferme ou s’écroule avec la résurrection“. La résurrection, c’est le sceau de la vérité et la confirmation des paroles du Christ selon lesquelles il devait être mis à mort, et qu’il ressusciterait le troisième jour. Si ce miracle ne prouve pas la divinité du Christ, du moins le confirme-t-il.

La foi dans la résurrection du Christ a toujours était le tenant central de l’église. Ceci n’est pas étonnant puisque l’apôtre Paul affirmait:

” S’il n’y a point de résurrection des morts, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédiction est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. Et nous serions de faux-témoins à l’égard de Dieu… Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés. ” 1 Corinthiens 15.14,17

Michaël Green a très justement observé: “la résurrection est le tenant du christianisme. Sans la foi dans la résurrection, il n’y aurait pas de christianisme du tout. L’église chrétienne n’aurait jamais commencé; le mouvement de Jésus se serait estompé comme de la vapeur en même temps que son exécution. Le christianisme subsiste ou s’écroule avec la vérité de la résurrection. Si vous pouvez prouver le contraire, vous pouvez compter le Christianisme pour rien…”.

Le sermon de Pierre à la Pentecôte était entièrement fondé sur la résurrection. Les apôtres en furent les témoins (Actes 1.23; 2.1), elle est la cause de l’effusion du Saint-Esprit (2.1-21), elle constitue l’explication de la mort de Jésus (Actes 2.23-28), elle anticipe l’expérience messianique (2.29-36), elle certifie la position messianique et la royauté de Jésus de Nazareth.

 

La résurrection est un fait historique indéniable, bien documenté, et inattaquable d’un point de vue juridique.

La Bible enseigne que la foi chrétienne toute entière repose sur la résurrection de Jésus-Christ. Cependant toute personne honnête, qui cherche sincèrement la vérité, doit se poser la question suivante: “Existe-t-il des faits objectifs qui prouvent, sans l’ombre d’un doute, la résurrection de Jésus-Christ ?. Toute vérité doit être basée sur des faits et non sur des sentiments. Mais est-ce que le chrétien a des raisons objectives de croire dans la résurrection de Jésus-Christ ?

Nous pouvons dire avec confiance que le fait historique de la résurrection peut être soumis aux tests les plus rigoureux sans être ébranlé. En fait, Matthieu Arnold a dit que la résurrection “est le fait de l’histoire le plus fondé”.

Évidemment, quiconque voudra encore douter des faits de la résurrection pourra encore le faire. Mais il le fera sur la base de ses présuppositions, et en rejetant tous les standards des évidences historiques, et en niant l’authenticité des faits historiques envers et contre toutes évidences. Comme pour toute histoire, la fiabilité de certaines sources doit être acceptée, autrement, il ne pourrait y avoir aucune histoire du tout. Et les Évangiles peuvent être classées dans la catégorie des documents historiques fiables, même si on ne croit pas dans l’inspiration verbale des Écritures.

Un bon nombre d’étudiants impartiaux, qui ont examiné la résurrection de Christ sous un angle juridique, ont été frappés par le poids des évidences en faveur de ces événements en tant que faits historiques. Voici un exemple d’une lettre écrite par Sir Edward Clarke à un pasteur :

“J’ai effectué une étude prolongée des événements du premier jour de Pâque, en tant qu’homme de loi. Pour moi les évidences sont concluantes. J’ai dû prononcer bien des verdicts à la Cour Suprême sur la base d’évidences bien moins sûres. Une inférence découle d’une évidence, et tout témoin objectif ne démet jamais une évidence parce qu’il n’aime pas son implication. Les évidences des Évangiles en ce qui concerne la résurrection font partie de cette catégorie d’évidence. En tant qu’homme de loi, je les accepte sans réserve comme le témoignage d’hommes dignes de confiance au sujet de faits qu’ils furent capables de prouver” (cf. J.R.W. Stott, Le Fondement du Christianisme)

Dans un livre qui devint un ‘best-seller’ (Who Moved the Stone), Frank Morison, qui est aussi un homme de loi, “nous raconte comment il avait été élevé dans un environnement rationaliste, et comment il était arrivé à la conclusion que la résurrection n’était que la fin heureuse d’un conte de fée qui endommageait l’histoire sans tâche de Jésus. Par conséquent, il résolut d’écrire le récit des derniers jours tragiques de Jésus en faisant transparaître toute l’horreur du crime et de l’héroïsme de Jésus. Bien sûr, il comptait omettre tout élément de merveilleux ainsi que la résurrection. Mais lorsqu’il se mit à étudier les faits avec soin, il dût changer d’avis, et écrivit un livre démontrant la vérité des faits de la résurrection.”

Conclusion :

La signification de la résurrection est un sujet théologique, mais le fait de la résurrection est un sujet historique; il se peut que la nature de la résurrection de Jésus-Christ soit un mystère, mais le fait que le corps ait disparu de la tombe doit être tranché sur la base des évidences historiques.