A semences pourries, fruits pourris !


Tout d’abord, il y a la semence pourrie qui est prêchée par des bergers avides. Ceci est connu sous le nom de L’EVANGILE DE LA PROSPERITE.

C’est l’un des plus grands reproches que l’Eglise de Jésus-Christ ait jamais à subir depuis Christ. Cet évangile perverti empoisonne des multitudes – même en Chine, en Afrique et dans le monde entier. Il s’agit d’un évangile américain inventé et répandu par de riches évangélistes et pasteurs américains. Riches !

Cela m’alarme que tant de personnes puissent écouter les cassettes et regarder les vidéos qui viennent de ces conférences sur la prospérité sans pleurer sur ces choses. Ce poison s’est répandu à travers le monde entier. Cuba est entrain de s’ouvrir et cela démange ces prédicateurs d’y entrer tout de suite avec leur évangile de la Prospérité, pour proclamer à la population : "Vous avez été pauvres suffisamment longtemps maintenant, Dieu veut que tous les Cubains soient riches."

La semaine passée, on m’a donné une cassette vidéo enregistrée récemment dans des réunions de Kenneth Copeland. J’ai écouté les orateurs et je ne pouvais pas croire mes oreilles.

Mes amis, lorsque vous lisez le Nouveau Testament, vous voyez que l’apôtre Paul a nommé ceux qu’il croyait être de faux prophètes. Il a donné des avertissements en nommant leurs noms. Je vous dis maintenant que si vous pouvez écouter ce que je vais vous dire sans en être affligés, c’est que vous êtes aveugles. Vous êtes spirituellement aveugles. Vous avez un cœur dur. Un cœur enveloppé d’un bouclier de telle sorte que le pur évangile ne peut pas y pénétrer. Votre esprit a été si saturé de cet évangile déséquilibré que vous êtes incapables de renoncer à bon nombre de ces prédicateurs. Vous ne pouvez pas prêcher la vérité. Il est impossible de leur montrer quelque chose d’autre dans les Écritures parce qu’ils ont un bouclier autour de leurs cœurs. Ce sont des cœurs durs.

Certains d’entre vous ne recevront pas ce message. Si votre âme s’est nourrie des cassettes de Copeland et de Hagin, vous n’allez pas aimer ce que vous entendrez. Mes amis, je suis un berger, j’ai été appelé par Dieu. J’ai fait de cette église une promesse. Aussi longtemps que nous serons sur cette chaire, si nous apercevons des loups déguisés en brebis s’introduisant pour dérober le troupeau, nous nous lèverons pour crier contre cela. C’est à vous d’en tenir compte.

Cette semaine, je me suis installé sur mon fauteuil et j’ai écouté les orateurs parler à cette conférence et j’ai été si choqué et blessé. Le fardeau de Dieu est tombé sur moi. C’est pourquoi je prêche aujourd’hui ce message. Pleurez sur ce message.

Je cite mot à mot ce qui a été dit. Les orateurs pouvaient à peine tous passer parce que tous les gens se précipitaient avec des poches bourrées d’argent. La raison pour laquelle ils font cela provient d’une nouvelle doctrine qui vient juste de paraître et qui dit : "Si vous voulez être bénis, vous devez trouver l’évangéliste ou le pasteur le plus béni que vous puissiez trouver parce que celui à qui l’on a beaucoup donné reçoit beaucoup, celui qui a peu, même ce qu’il a lui sera ôté. Si vous trouvez le prédicateur le plus béni et le plus prospère et que vous lui donnez de l’argent, alors vous serez bénis. Il sera encore plus béni, si vous, vous donnez à ceux qui sont les plus bénis…" C’est un mécanisme en forme de pyramide. Si ces hommes étaient dans le monde séculier, ils seraient mis en prison. Ce sont des structures pyramidales. Au sommet se trouve l’homme qui paraît le plus saint et parle le plus fort. Des centaines de personnes couraient jusqu’à ce que leurs poches grossissent. Le pécheur se demande : "Est-ce cela l’Évangile de la liberté ? Des billets de dollars ?"

Écoutez ce qui a été dit. L’orateur s’est levé et a fait la déclaration suivante : "Si une pauvre veuve vivant d’une allocation vous tend un billet de 5 dollars, vous feriez mieux de le prendre. Elie a pris le dernier repas de la veuve. Vous êtes celui qui est oint, vous le méritez, vous devez le prendre."

Là, vous me dîtes que cela c’est l’Évangile. Vous me dites que vous ne pouvez pas pleurer sur cela.

Le même orateur a déclaré : "J’habite dans une maison de 750 m2. Je vais me faire construire une maison plus grande maintenant. Une maison dont le roi Salomon sera fier. J’ai payé seulement 15000 dollars (100 500 francs) pour avoir un chien. Vous voyez ce magnifique anneau autour de mon doigt, j’étais en Jamaïque et je l’ai acheté pour seulement 32000 dollars (214 400 francs environ). Je veux que vous sachiez que, lorsque les gens dans ma ville passeront devant mon manoir et qu’ils verront ma Rolls Royce couchée dans l’allée, ils sauront qu’il y a un Dieu dans le ciel."

Un des orateurs s’est levé et a dit : "Nous avons fait une alliance avec le frère Copeland comme quoi pendant les 365 prochains jours, aucun de nous n’allait souffrir un seul jour. Nous ne connaîtrons aucun moment de découragement. Nous ne serons jamais malades ou dans le besoin. Nous allons jouir de toutes les bénédictions. Nous rejetons toute souffrance, toute douleur, tout problème financier." Tout ceci est formidable si vous êtes en haut de la pile.

Voici ce qui me chagrine le plus. La chose suivante a été prêchée : "Le Saint-Esprit ne peut pas être répandu sur vous à moins que vous ne soyez d’abord dans le flot de l’argent. A moins que vous ne prospériez, le Saint-Esprit ne peut pas accomplir Son œuvre."

Réfléchissez à cela ! De quelle façon cela vous affecte-t-il ? Qu’est-ce que cela fait à votre esprit lorsque vous voyez des gens pauvres qui vivent d’une paye à l’autre, à qui soudain on dit : "Courez pour l’argent", et que les gens courent follement partout et que ces prédicateurs disent alors des premiers qui courent : "Ils réclament la richesse" ?

Ensuite, j’ai vu des gens se ratatiner comme des serpents depuis leurs sièges pour tomber à terre. J’ai vu l’évangéliste s’avancer et siffler comme un serpent et des gens qui tombaient partout. Mes amis, que se passe-t-il ?

Le reproche de l’Assemblée Solennelle ! Le prophète les appelle "chiens sauvages, sentinelles impies."

Mes amis, si vous aviez le cœur de Dieu et le fardeau du Seigneur, vous seriez entrain de crier avec Esaïe : "Ce sont des sentinelles aveugles, ignorantes, des chiens stupides, des gens endormis, aimant à se reposer, oui, des chiens aveugles qui ne possèdent jamais assez."

"J’ai une maison de 750 m2 mais je vais la vendre et je vais en construire une maintenant dans laquelle le Roi Salomon pourrait habiter… " Ils n’en possèdent jamais assez.

Esaïe a dit : "Les bergers qui ne peuvent pas comprendre observent tous leur propre voie, ne se préoccupant chacun que de son propre gain qu’ils veulent préserver jusqu’au dernier centime." Jérémie n’a pas mâché ses mots quand il a dit : "Mon peuple est un troupeau perdu. Ses bergers lui ont fait prendre un mauvais chemin." Vous allez me dire : "Pasteur, vous n’avez pas le droit de parler si fort sur ce sujet." Si vous pensez que je vais fort, lisez Ezéchiel 34:1-10.

Vous prenez les 5 dollars de la veuve et vous achetez un chien à 15 000 dollars. Vous prenez la paye de la veuve et du pauvre et vous leur dites qu’ils n’ont pas assez de foi – c’est ainsi que ces évangélistes prospèrent. Ils prennent la laine même qui recouvre les brebis. Ils ne sont pas intéressés par les âmes, c’est l’argent qui les intéresse.

"Mes pasteurs ne prenaient aucun souci de mes brebis, qu’ils se paissaient eux-mêmes, et ne faisaient point paître mes brebis, - à cause de cela, pasteurs, écoutez la parole de l’Éternel! Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, j’en veux aux pasteurs! Je reprendrai mes brebis d’entre leurs mains, je ne les laisserai plus paître mes brebis, et ils ne se paîtront plus eux-mêmes; je délivrerai mes brebis de leur bouche, et elles ne seront plus pour eux une proie." (Ezéchiel 34:8-10)

Mon Dieu, viens à notre secours.